J'écris n'importe quoi, là du haut de mon toit,
Tout ce que, depuis là, j'entends et je perçois ;
Je crie mon désarroi, de regarder en bas,
Voulant de mon faitage, assister au débat.
Voyant tout à l'envers, au bord de ce dévers,
Je peins mon univers aux nuances du vers,
Sans voir ma progression, sur la planche de rive,
Un pied là dans le vide,et l'autre à la dérive.
Je sais que je suis là, presqu'au déséquilibre,
Petit voyeur du ciel, n'ayant plus que ma plume
Pour planer sur la vie, aux ailes du félibre.
Et c'est de mon ardoise, avec un bout de craie,
Que j'inscris de ma vue, mon trop plein d'amertume,
Sur l'automne qui vient et ses demains ocrés.
Novembre 2013