Mais il est ou donc ce progrès,
Dont on nous parle sans arrêt ?
Quand aujourd’hui pour allumer,
Il faut de patience t’armer.
*
Hier en poussant juste un bouton,
Ça suffisait, c’était tout bon,
Quand maintenant t’attends une heure
Pour que ça fasse ton bonheur !
*
C'était bien plus simple avant hier,
Quant à ce jour c’est la bannière
Et même la croix, croyez-moi,
Qui fait aux vieux tout cet émoi.
*
Car en ces temps d’informatique,
Si t’en connais pas la musique,
Tu es comme ces non-voyants
Dans des forêts de flamboyants.
*
C'est tout pareil pour le langage,
Où c’est devenu l’apanage,
De ceux vivant sur les réseaux,
Où tout tangente le zéro,
*
Et où tu ne comprends plus rien,
Trop entouré de bons ariens
Semblant ailleurs sur des planètes
Dans des mondes vraiment pas nets,
*
Où même Dieu, de tous les siens,
Ne les reconnait plus trop bien !