Je regarde aujourd’hui les femmes,
Avec mes yeux des œuvres d’art,
Tant mes moyens, sans état d’âme,
Ne sont plus ceux de ces richards.
*
Ne les touchant que du regard
A la distance autorisée,
Je m’en enivre, un peu hagard,
Obligé de concrétiser.
*
Alors comme on va au musée,
Quand il fait beau à des terrasses,
Je ne peux plus que m’amuser,
A en rêver par contumace.
*
Si belles sont toutes ces toiles,
Qu’on voudrait bien les acheter,
Mais on sait bien que les étoiles,
On ne les voit rien qu’en été.
*
Ce n’est donc plus qu’en visiteur
Que je parcours les galeries,
Ne pouvant plus être acheteur,
Trop vieux pour ces allégories.
*
Alors je pense à ces tableaux
Qu’hier j’ai partout tant décrochés,
Quand ce jour ce n’est qu’à vau l’eau
Que tout semble s’effilocher.
*
Me faisant dire qu’être vieux,
Crois-moi, il y a beaucoup mieux !
Juillet 2025