A m’entendre, appelé Papy
Par ce môme d’un quart de toi,
N’est juste que le bon répit,
Avant d’abandonner ton toit.
*
C’est l’instant magique où tu peux
Voir là ce qui te survivra,
Croire que dans ce petit peu
Qu’un bout de toi là restera.
*
Et c’est bien mieux qu’un mastaba
Pour considérer la mémoire
De ta traversée là en bas,
Le jour où finit ton histoire.
*
Nos petits enfants sont les fleurs
Que nous avons déjà semées,
Nous apportant tout le bonheur
Que nous avions à nous aimer.
*
Ils sont aussi notre héritage,
La preuve ici qu’on est passé,
Sans que ce ne soit qu’un passage,
Tant notre marque on l’a laissée
*
Alors quand tu me cries : Papy,
En agitant ta tête blonde,
Malgré de mon temps son dépit,
Je suis le plus heureux du monde,
*
Car avant mon dernier rideau
Tu me fais mon plus beau cadeau.
Mai 2025