A ces femmes amoureuses, aux nuits de leur lit vide
Et aux weekends aussi, attendant leur messie,
Acceptant que leur vie, en devenant aride,
Prenne au fil des années une note rancie.
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A celles de l’espoir vivant de ses promesses
Sacrifiant son futur, pour parfois un présent
Composé seulement de deux ou trois caresses
Volées rapidement au mode moins disant.
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A toutes ces sœurs Anne ou rien n’est à venir
Qui du haut de leur tour attendent mais en vain
Tout en se rassurant, croyant à l’avenir
En pensant que l’amour est comme le bon vin.
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A ces belles maitresses amochées par le temps,
Ayant vendu au diable un peu de leur jeunesse,
Qui déjà en automne, à défaut de printemps,
Ont cru aux jours d’été pour un moment d’ivresse.
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A ces secondes épouses au statut d’hors la loi
Qui au deuil du mari ne sont pas invitées,
Et qui au cimetière ont seulement le choix,
De passer dans l’allée, mais sans s’y arrêter.
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A ces ventres sans rien où seuls des papillons
Entre deux petits vols égaillaient leur brouillard
Dans quelques sentiments trop souvent en haillons
Pour penser que tout ça résultait du hasard.
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A ces folles occupées, du taf despérados,
Qui gèrent leur carrière aux sciences OKR,
Qui n’ont pris un amant que pour leur libido
Ayant un agenda tel un vrai courant d’air
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A ces fausses victimes au compte bien trouvé,
Acceptant ce fardeau de femme rançonnée
Qui de normes de vie, voulant bien se sauver,
Ont choisi de l’amour, de bien le cloisonner.
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A celle en Poulidor, refusant la victoire
Qui se voulait mieux l’ombre que le sort de la proie
Et qui se racontant une bien belle histoire
A fait de son état un équilibre roi.
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Est toujours un débat sur ces situations
Qui au niveau de l’angle, où on veut bien le voir
Peut toujours susciter diverses émotions,
Chez tous ceux qui s’en font, sans vraiment tout savoir,
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Trouvant le verre vide alors que c’est limpide !
Novembre 2024
Photo de Patrick Wecksteen .modèle : Michele