La grande braderie de l’industrie française,
Continue de plus belle, en ces temps de traitrise
Où nos politicards amplifiant le malaise
Ne laissent du gâteau, pas même la cerise.
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Après tous nos fleurons, vendus à l’Amérique,
C’est ce jour Sanofi, qui passe l’océan,
Pensant que les vertus de son bon antalgique
Pourrons nous apaiser de voir ce trou béant.
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C’est qu’il ne reste rien de nos belles usines,
Plus de machine outils et plus de cheminée,
Plus d’embauche à six heures, avant l’air des matines,
Tout notre beau passé est là, abandonné.
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En privant le pays de sa force de frappe,
On lui coupe les bras, on le rend invalide,
On donne à la Nation le poids du handicap
Faisant de ses emplois un réel génocide.
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C’est comme nous refaire Alésia, Azincourt,
Diên Biên Phu, Waterloo, sans le son du canon,
C’est Paris pour Vichy, qui repasse son tour
Et qui d’un joli mot, n’est plus rien qu’un pronom.
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C’est le meilleur moyen d’entretenir la dette
Ne nous permettant pas, des plateaux des balances
D’en bien équilibrer les dépenses et recettes
Et ainsi d'en rester là sous sa dépendance.
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Aux ordres de Bruxelles comme hier de Berlin,
Notre pauvre pays, sans souveraineté,
Inexorablement s’en va vers son déclin,
Emportant avec lui, toutes nos libertés,
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Quand là-haut, nos élites et toutes leurs milices,
Hors sol dans leur panier, sont les premiers complices,
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Mais jamais les derniers pour les trente deniers !
Octobre 2024