Dans ces temps hypocrites aux décors bisounours,
Barbelés, miradors, n’ont plus, droit de cité,
Mais dans ce ciel d’été, est vraie que la grande ourse,
Contre vents et marée, continue de briller.
*
Car plus besoin de camps, de barreaux, de prisons
Pour enfermer les gens et asseoir son pouvoir ;
Ce monde de l’image a bien mille raisons
De faire que le sang ne puisse plus se voir.
*
La mondialisation et les news en direct
Donnent à tous ces Néron des consciences de nonne,
Quand partout sur la scène, il leur faut du correct,
Le trash pour le business, n’étant bon pour personne.
*
Ainsi sous l’œil du fric et de ses caméras,
Le marché doit rester tout propre et sans odeur,
C’est sous terre aux égouts, que se trouvent les rats,
Depuis quarante-cinq, le temps a changé d’heure.
*
Et même l’esclavage, aux beaux mots de Victor
A modifié ses chaines, tant c’était un boulet
Aux écrans du vingt heures où leurs confiteor
Doit avoir la mesure où s’écrivent leurs lois.
*
C’est donc bien dans ce but et simplement pour ça
Qu’il a fallu trouver l’incroyable vedette
Celle qui enverrait le monde à Canossa
En faisant des banquiers les héros de la dette.
*
Les traites à honorer, à chaque fin de mois,
Ont beaucoup plus de poids que l’arme des CRS,
Car le besoin truqué de posséder un toit
Met votre sens critique à ces deux lettres HS.
*
Et en fait c’est pareil, pour notre beau pays
Qui en le faisant vivre ainsi tout à crédit
En lui administrant ce statut de failli
En fait une Nation où tout est interdit.
*
L’échéance devient le bâillon des puissants,
Le bromure qu’on donne à tous contestataires ;
Ainsi toute révolte, aux abonnés absents,
Fait là qu’à tout jamais ils n’ont plus qu’à se taire.
*
L’arme par excellence, où tu fais allégeance !
Octobre 2024