Si tu veux voir ta vie comme un si bon moment,
Et surtout sans rien faire et ce jusqu’à ta mort,
Si tu sais être un mec qui trahit et qui ment,
Sans avoir de la honte et sans aucun remord
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Si tu sais appliquer ce que dit Machiavel
Et sans aucun dégout renier ta parole,
Si tu peux sans regret être méchant, cruel
Sans que tes exactions te gênent et puis t’affolent,
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Si tu oses d’aplomb faire plein de promesses,
Sachant bien que jamais tu pourras les tenir,
Si tu crois qu’un mandat peut valoir une messe,
Alors que le Bon Dieu, pour toi n’est que délire.
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Si tu peux sans effort bien retourner ta veste,
Disant blanc à vingt heure et noir le lendemain
Même en faisant du bras ce si horrible geste
En serrant, sans compter n’importe quelle main.
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Si ton ego soutient d’être de ces balances
Qui pour quelques deniers, vendraient même leurs frères,
Pouvant aussi tirer sur de pauvres ambulances,
Sans pour cela avoir un mot dans tes prières.
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Si sans aucun scrupule, en dessous de la table,
Tu sais aller chercher de bien grosses valises
Pour rendre ta retraite un peu plus confortable,
Sans que pour tout autant tu ne te formalises,
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Si pour toi de toujours à l’intérêt commun,
Tu préfères le tien, optant pour te servir
Tout d’abord en premier, pensant inopportun
De vouloir pour les autres chercher à les nourrir.
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Si tu peux malgré ça te mirer dans la glace,
Sans qu’une vraie nausée te cause de Raoul
Et que de ton nombril, tout en état de grâce
Tu t’admires si fort à même en être saoul.
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Si de ces privilèges, ta petite personne
Adore en profiter, pensant que c’est normal,
Que c’est ta chance, là qui à ta porte sonne
Et qu’il n’y a pas là à évoquer du mal,
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Si de la compétence, en étant dépourvu,
Tu sais la compenser par du bon baratin
En montrant tes biceps partout dans les revues
En dissimulant bien ce qui est sous le tain
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Et si plein de mépris, tu vois tous ceux d’en bas
Comme des moins que rien, les appelant « sans dent »
Pensant les endormir avec de grands débats
Où tu leur montrerais, qui est le président,
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Alors tu seras là un bon politicard,
Mon fils !