Ma poésie sent le vinaigre
Ses rimes telles des rasoirs
Tranchent et pas qu’à la douce aigre
Mais comme un vrai réquisitoire.
*
N’est là, pas la moindre indulgence
Ses vers coupent tel du diamant,
Montrant bien qu’il y a urgence
A dénoncer tous ces déments.
*
A quoi serviraient les poètes
S’ils n’avaient pas ce rôle-là,
A être les sons des trompettes
Qui désignent ces cancrelats.
*
On a fait de la prosodie
L’art du bonheur autour des fleurs,
Moi je m’en sers pour les bandits,
Vous en faire voir tous leurs leurres.
*
Sans le talent de La Fontaine,
Ni l’écriture de Rimbaud,
J’ai beaucoup de mal pour ma haine
A la camoufler sous le beau.
*
Acceptez là donc ,telle qu’elle,
Car elle n’est là qu’en bonne cause
Afin d’éviter les séquelles
De ce que certains ici osent,
*
En dénaturant notre monde
Pour le rendre à ce point immonde
Août 2024