J’ai tellement aimé que j’ai usé mon cœur,
Souvent pour rien du tout, mais maintes fois quand même
Avec des ressemblances aux signes du bonheur,
Ceux qu’on sait que c’est ça, tant il est vrai qu’on aime.
*
Mais je n’ai pas aimé toujours aux mêmes notes,
Préférant quelques fois certaines à capella,
Quand d’autres sur des dos à force qu’on pianote
J’oubliais les paroles en faisant lalala !
*
J’ai pourtant dans la tête un air en ritournelle
Que je n’oublierai pas, car d' un bel opéra,
Il m’a fait découvrir de si jolies venelles
Où j’adorais me perdre aux fins fonds de ses bras.
*
Quant à d’autres pourtant, commencés en fanfare,
C’est aux sons des tambours, des fifres et cornemuses
Qu’ils se sont bien enfuis, me laissant là sans phare
Après m’avoir fait croire à leur statut de muses.
*
Il y en a eu aussi, me mettant dans les cordes,
Qui ont cru qu’au seul son du souffle de leur cor
Ils pourraient m’emmener vers un peu de concorde
En me jouant l’aria de l’amour et du corps.
*
J’en ai également pour qui, en désaccord
Et pas en harmonie, j’ai mis sur leurs portées
Tant de mauvais bémols qu’il a fallu encore
Que ce soit aux silences, qu’on cesse de chanter.
*
Mais que ce soit largo, andante ou bien presto,
Je n’ai pour ces duos que de tendres pensées
Tant tout était joué si appassionato,
Où de tous nos plaisirs rien n’en était assez.
*
Gravant mes souvenirs aux mélodies classiques
Qui m’ont fait tant aimer ces si belles musiques.
Août 2024