A force d’assister, en tant que spectateur,
A la même séance avec la même histoire
Et comme marionnette un affligeant acteur,
On a pour tout ce cirque un gout dégueulatoire.
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C’est ainsi en bilan, ce que la politique
Finit par imprimer à ceux qui sous le teint
Sont capables de voir, tout ce que sa musique
A chez les citoyens, à tout jamais éteint.
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Quand on sait, que tout ça n’est plus rien qu’une farce,
Qu’on nous prend pour des cons, en nous montrant la lune,
Faisant de la Nation une putain de garce
N’ayant plus comme mac que ceux qui ont la tune,
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On n’a plus qu’une envie, fermer nos écoutilles,
Casser notre télé, mettre au feu les journaux
Et bien se demander, si hier à la Bastille
On ne s’est pas trompé dans les points cardinaux.
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Quand la démocratie est à ce point souillée,
Faisant qu’on ne sait plus, qui est vraiment le loup
Tant il nous faut toujours plus nous agenouiller,
Pour espérer survivre, dans cette ambiance floue.
*
De nos plus beaux serments, ils ont l’égalité
Et la fraternité démoli tous les sens
En mettant plein de chaines à notre liberté,
S’en prenant même aussi jusqu’à notre conscience,
*
En nous intoxiquant aux chardons sans piquant.
Juillet 2024