Quand la démocratie, on la donne à des cons,
C’est comme si du miel on en offre aux cochons.
Est bien là la limite de ce si beau système,
Qui à ce niveau ci constitue le problème.
*
N’est donc pas étonnant, si là-haut, nos étoiles,
Pour hausser le niveau, ont affalé les voiles
En mettant tout en œuvre à créer des crétins
Qui ne voudront jamais modifier leur destin.
*
En abreuvant les gens de foot et de séries,
De jeux des plus débiles et d’espoir de paris,
Ils ont fait des moutons fonctionnant à la peur,
N’ayant plus de l’humain que son côté trompeur.
*
C’est donc à qui mieux mieux qu’on se les manipule
Ne sentant même plus tous ceux qui les enculent,
Incapables de voir qui au bout de leur chaine
Leur dicte le chemin où doit aller leur haine.
*
N’ayant plus qu’un seul son en messe et en épitre,
On les a amputés de tout leur libre arbitre,
N’en faisant au damier plus que de simples pions
Tant de la girouette ils en sont les champions.
*
Leur laissant voir la vie comme des supporters,
N’étant de leur cerveau plus que le locataire
A qui de leur raison on a pris le bon sens
Sans qu’ils se rendent compte, en fait de son absence.
*
Un robot qui consomme et qui a une voix
A qui on a tracé à tout jamais sa voie…
Juillet 2024