Trouverons nous demain ce nouvel antirouille
Pour remettre partout un chouïa de décence
Et qu’on se débarrasse au moins de ces fripouilles
Qui ont fait de ce monde un puit de déchéance.
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C’est que cette rouillure est aujourd’hui la norme,
Au plus haut des Etats et jusque dans la rue,
Changeant selon les cas de différentes formes
Mais toujours au bilan des effets de la sprue.
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C’est ce politicard se disant démocrate,
Qui choisit l’entreprise au jeu du « mieux » disant
Et à qui maintenant et sans huiler sa patte
Sait qu’il a ses demains beaucoup plus rassurants.
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C’est ce haut fonctionnaire estampillé ENA
A qui on lui permet d’être ce pantouflard
Entre privé public et ça sans cadenas,
Pour se coudre de fric jusqu’à son coquillard.
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C’est ce vieil esculape à moitié bonisseur
Qui hante la télé et moins son cabinet
Pour de tous ces labos être l’ambassadeur
Et leur faire cracher leur manne au bassinet.
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C’est ce vil bobardier du canard des patrons,
Dont tous les éditos ne sont que propagande
Pour cacher la forêt ne montrant que les troncs
En nous masquant les branches au parfum de lavande.
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C’est ce marchand du temple encore à ce Banvin
Qui stipendie les rois pour quelque monopole
Sous table leur offrant, pas que des pots de vin,
Tout en les consacrant là-haut sur l’Acropole.
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C’est ce pays en guerre pourri jusqu’à la moelle,
Qui détourne les aides à l’aide des mafias
En nous dissimulant aux chants des ritournelles
Ce que de nos impôts ils en font la razzia.
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C’est ce petit caïd là-bas dans les cités,
Qui donne à nos édiles un plus aux élections
Contre une cécité sur leurs activités,
Pour du quartier voisin avoir la possession.
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L’infection gagne tout quel que soit le régime,
Tout s’achète et se vend en barbouillant de pruine
Même nos beaux poèmes et leurs plus belles rimes,
Sans voir que tout demain ne sera plus que ruines,
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Conduisant nos Nations à cette purulence
Dont la causalité n’est que notre silence !
Mai 2024