Elles ont leur vie rangée, comme ce vieux buffet
Que nous chantait Rimbaud, en chêne sombre vieux
Où tout est à sa place et jamais un défet
Pourrait de quelque livre, ouvrir un contentieux.
*
Pas tel chez ce poète, il n’est aucun fouillis,
Pas une vieillerie là sous ses portes noires
Qui si vous les poussiez, vous auraient ébahi
Tant il y a dedans de si jolies histoires
*
Tout ça dans des tiroirs, des visages, des mèches,
Des cheveux bruns ou blonds, des peaux qu’on n’oublie pas,
Des souvenirs d’amours, s’estompant têtes bèches
*
Ô femmes de ce temps, qui jusqu’au bout des seins
Ont su s’émanciper des us de grand papa
Afin de vivre libre à leurs propres desseins,
*
Il fallait par cette ode, amodier vos commodes …
Février 2024
Photo de Patrick Wecksteen, modèles Elisa , Frédérique , Isa