A toutes ces princesses au désir endormi,
Vivant aux souvenirs de leurs moments de joie,
A toutes ces déesses, aujourd’hui, sans ami,
Qui de la solitude s’en sont forgée leur croix.
*
A ces belles d’hier, en train de se faner,
Aux miroirs assassins, plaidant en non coupables,
Qui ne leur restituent que le poids des années,
Même pas d’une fable à n’en être capables.
*
Je pense encore à vous, m’ayant tant fait rêver,
D’un sillon de vos seins, à l’amorce d’un bas,
D’un pan de votre robe, par le vent soulevé…
*
Et je vous vois toujours à ce soir de ma vie,
En marquise des anges, ou reine de Saba,
En train de me conter ce qu’étaient mes envies,
*
Etant aussi en somme, bien le passé de l’Homme !
Novembre 2023