On court en permanence, après notre bonheur,
En croyant le trouver au sein de la matière,
On voudrait le compter tout en kilowattheures
En ayant des envies au moins usufruitières.
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On aimerait pouvoir le mettre ici en cage
Dès qu’on croit le tenir, bien matérialisé,
Mais vite on s’aperçoit qu’il est fait de stucage
Comme une allégorie qu’on veut poétiser.
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Malgré ça on essaye à se le mettre au pied
Cherchant à le dresser comme on élève un chien
Sans voir qu’il n’est qu’un trait couché sur du papier
Qui ne se grave pas dans quelque Comblanchien.
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Certains se l’imaginent en bas des comptes en banques
Avec plein de zéros, là après la virgule,
Quand d’autres se voient bien, en tant que saltimbanques
Être la super Star que tout Paris adule.
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Ils y en auraient même, en haut de la Nation
Qui rêvent d’effacer notre démocratie,
Pour avoir le melon plus gros qu’un Cavaillon
En se voulant le sang de notre eucharistie.
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Mais le bonheur n’est pas un produit qui se vend
Dans les allées du temple aux étals des marchands,
Il est insaisissable, un peu comme le vent
Et ne réagit pas des sirènes à leurs chants.
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Petit bout de savon, qui comme l’Horizon
Recule tout le temps dès qu’on y met la main
Il faudrait bien pour lui se faire une raison
Qu’il n’est pas l’arrivée, mais rien que le chemin.
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C’est donc bien pour ça que, n’ayant jamais compris,
Bien souvent tu ne veux, pas en payer le prix …
Novembre 2023