Que c’est horrible ce tic-tac
Qui vous égrène ses secondes
A votre propre fin du monde
En une véritable attaque.
*
Et ses aiguilles qui vous piquent
Tout ce que vous ne vivrez plus,
Vous mettant nul, non avenu
Sur vos paroles et leur musique.
*
Alors qu’il reste tant à faire,
A voir, sentir et dire je t’aime,
Lire, peindre, écrire des poèmes
Et même faire des affaires.
*
A s’occuper de notre terre
A lui sauvegarder son air,
Son eau, la garder populaire
Sans être obligé de se taire.
*
Et puis aussi rester coquin
Avec dans les mains des envies
Pour profiter de cette vie
Sans la rêver dans des bouquins.
*
Vivre comme on vivait hier
Bien dans son corps et dans sa peau
Sans s’occuper de ce repos
Qui est bien là prévu derrière ;
*
Prendre de la joie du plaisir
Avant que ce trop grand trou noir
Marque l’âge du désespoir
Et la fin de tous nos désirs,
*
S’en mettre ainsi jusqu’aux oreilles,
Avant que sonne le réveil !
Juillet 2023