Mais qu’ont donc tous ces hommes à n’avoir plus envie ?
De ce qu’ils ont chéri, adoré, désiré,
A ne plus regarder le trésor de leur vie,
Et devant la télé, tous les soirs s’effondrer.
*
Quel est ce sort étrange où sombrent tous ces mâles,
A préférer le foot au lit de leur compagne,
A lire le journal au lieu des fleurs du mal,
Pour toucher ce néant qui peu à peu les gagne.
*
Sont-ce elles les coupables, avec leurs bigoudis,
Leur pyjama de nuit dans ces doudous polaires,
Ces crèmes bien trop grasses, aux effets refroidis,
Ou ce besoin de mettre au noir les luminaires ?
*
Ou serait-ce ces us et coutumes avérés,
Qui à des dates fixes au jeu du missionnaire,
Ont, de leur libido, leurs fantasmes castrés,
A toujours les rêver au même partenaire ?
*
Quoi qu’il en soit tous deux, à restreindre l’effort,
Vous y allez tout droit, aux nuits du cul tourné,
Alors pas de stupeur, si demain des renforts,
Risquent de vos promesses, un peu les ajourner,
*
Tant à peu de désir, le temps en vrai acide,
Dit bien que la nature a trop horreur du vide.
Février 2023