Les braises de l’horreur continuent à brûler,
Sous les couches de cendres, où en hypocrisie
De jeu et de décors, à les dissimuler,
On veut nous persuader de leur anesthésie.
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Aux mêmes objectifs que ces damnés d’hier,
Ceux se croyant des dieux sont toujours à la chasse
De ces untermenshen, qui en seule prière
N’ont de pain et de jeux qu’en détenir le pass.
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Ce n’est plus à la schlague ou aux bergers allemands,
Qu’on fait monter les gens dans les wagons plombés,
Mais c’est avec la peur et à ce qu’on leur ment
Qu’on peut, à la cigüe, tous mieux les imbiber.
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La télé, les médias ont remplacé les camps,
Détruit les barbelés, cassé les miradors
En mettant dans leur sang un tout autre carcan,
Transformant le courant en de l’eau qui s’endort.
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Et quand demain matin, on aura fait les comptes,
Nous montrant qu’on arrive aux mêmes résultats
C’est sans aucun remord et sans la moindre honte,
Qu’ils se justifieront sous la raison d’Etat,
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Classant secret défense, aux humains cette offense.
Décembre 2022