A celles débordées qui punissent leur corps
Par des courses effrénées aux podiums du travail,
S’injectant des devoirs pour battre des records,
Préférant au plaisir, les on-dit des médailles
*
A ces femmes droguées aux besoins de sueur
Qui renient leurs envies au profit du business,
Qui là-haut dans leur tour, veulent en meilleur buteur,
Au score, avantager l’absence de caresses.
*
A ces bourreaux d’ardeur poussés par l’ambition,
Qui aujourd’hui en trans ont oublié le sexe,
Pour des tableaux Excel et pour des sensations
Qui ne sont avant tout que de simples prétextes.
*
Pas le moindre moment pour un peu de plaisir,
Même plus un créneau en bas de l’agenda
Pour un besoin de femme ou un peu de désir,
Génération : collants, ne voulant plus de bas.
*
Et quand demain matin aux horloges du temps
Sonnera la retraite en ce bien bel EPHAD,
Aucun beau souvenir de quelque tendre instant
Ne viendra dans la tête, ici en escapade,
*
changer leur plan comptable, en regrets agréables !
Novembre 2022