Ne sont plus que les pauvres à aimer leur Nation,
A défendre leur sol, à croire en la patrie,
Les nantis eux gavés de mondialisation
Ont refait les contours de la biométrie.
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Ils ont tout oublié, la mort de leur grand-père
Hier encore à Verdun et zappé l’évidence
Que c’est grâce à leur sort, d’être en pays prospère
Qu’ils peuvent avoir ce jour cette vraie déhiscence.
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Inconscients d’égoïsme, aveugles d’empathie,
Pensant que leur bonheur, n’est dû qu’à leur talent,
Ils se refont tout seul, toutes les garanties,
Leur permettant de vivre au mode camp-volant.
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Se disant citoyens du monde et de la terre,
Formés au darwinisme appris dans leurs écoles,
De la modernité prise comme un clystère
D’un tout nouveau veau d’or, ils refont leur idole.
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Et de leur Elysée, ne voyant plus le sol,
Se voyant tel jadis comme un peuple d' élus,
Ils rêvent à un grand Reich et à son grand Moghol
Réinventant un temps qui aurait tant déplu,
*
Ne voyant même pas qu’ils en prennent les pas !
Octobre 2022