Même un très bon caviar à chacun des repas
Finira par lasser, c’est là une évidence
Qu’on oublie bien souvent ; pourtant cette incidence
A conduit tant de couples aux portes du trépas.
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C’est qu’à voir le présent conjugué au futur
Nous remplit le cerveau de questions et de peurs
Embrumant nos circuits aux vapeurs de stupeur
Qui conduit à tous coups au droit d’exequatur.
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Ainsi, pas mal d’humains aux mœurs de volatiles,
A l’instar des pigeons, eux tous à vie, fidèles,
N’aiment en poésie que le bon vieux rondel
N’admettant pas du tout les années bissextiles.
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Et on s’étonne après qu’au bout de tant d’années,
Les amants du début se jouent le cul tourné
Ayant toutes leurs nuits ressemblant aux journées,
Tant il y a d’absent chez tous ces abonnés.
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Pour fait, voyez ces veuves, une fois leur deuil clos
Retrouver leurs vingt ans, aux offres de Meetic
Et remettre des bas sur des soies érotiques
Aux besoins rénovés d’une autre libido.
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Voyez tous ces messieurs, en poudre d’escampette,
Abandonner leur vie pour un lit de rosière
Juste avant d’arriver de l’âge à la lisière
Par peur que stoppe là leur petite escopette.
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C’et le manque d’envie qui tue les vieux duos,
Ce sont ces longs carêmes aux jardins sans secret
Qui mettent les dyades au mode des regrets
Faisant qu’avec les ans, ils sont au statuquo.
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Alors réfléchissons et voyons si des fois
Peut être si mauvais quelques débordements
Quand ce n’est pour la chair que de l’entrainement
N’étant rien que du sexe en un jeu peu courtois,
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Juste pour l’hygiaphone au niveau des neurones …
Octobre 2022