Lorsqu’on arrive à notre automne,
On voit partout autour de soi,
Toutes ces plaies qui s’additionnent,
L’âge les mettant en convois.
*
Ainsi chaque jour tu entends,
Les noms des amis disparus,
Ceux en sursis comptant leur temps,
Obligés de quitter leur rue.
*
Et toi que le bon Dieu épargne,
Faisant mentir la statistique,
Tu crois ressentir de la hargne
A te montrer si dynamique.
*
A chacun des plaisirs, coupable
Tu te demandes ainsi pourquoi,
Ta vie elle est si agréable,
N’obéissant à pas de loi.
*
Et tu finis par étouffer
De ta vie tous tes passetemps
Afin d’éviter de chauffer
Tous ceux qui n’en ont pas autant
*
Et qui te regardent miséreux,
T’en voulant presque d’être heureux !
Septembre 2022