N’est plus maintenant que le flouze, le pognon,
Le fric, l’argent, la thune aux préoccupations
De ceux pour qui la terre est leur compétition,
N’ayant plus rien que ça comme seul compagnon.
*
Plus rien d’autre ne compte et pour en détenir
Bien plus que son voisin, nombreux ils sont partants
Pour aller confisquer jusqu’au cadran du temps,
Croyant là obtenir, la clé de l’avenir.
*
Et au lieu d’investir dans les jardins du bien,
Ils n’ont plus qu’une idée se prolonger la vie
Quand ce n’est là pour eux, que leur ultime envie
Que de vivre mille ans au rêve du combien.
*
C’est donc aux paris fous de l’homme qu’on augmente,
Que d’apprentis sorciers manipulent nos gènes,
Quand nos enfants demain, en manque d’oxygène
Seront à l’agonie aux vents de la tourmente.
*
Alors que nos édiles aux ordres de ces dingues,
Pour leur nom dans les livres ou sur plaque de rue,
N’ont toujours pas compris qu’ont déjà disparues
Toutes ces conventions aux sons de leur bastringue.
*
Et pour ces quelques cons se voulant immortels,
Ce n’est rien que l’humain, qu’ils vont éradiquer,
Ne voyant pas l’image où tout seul sur un quai
De la messe ils n’ont plus que le grés de l’autel,
*
Devant leurs fleurs du mal, Dieu s’étant fait la malle !
Juin 2022