Le pouvoir ne va bien qu’à ceux
A qui il manque quelque chose,
Ces pervers qui ne voient des roses
Que les piquants d’halliers ronceux.
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Ces égrotants voulant cacher,
Sous des frontispices d’instance,
Leurs hiatus de fangeuse engeance
Sous des affleurements de rochers.
*
Ces ambigus, ces apocryphes
Aux fringales de dominance,
Ne pouvant que par leur puissance
Masquer leur absence de griffes
*
Ces Néron d’asile de fous,
Ces Pol Pot d’hosto d’aliénés,
Tous ces erratums d’être nés,
Ne méritant qu’ordre d’écrou,
*
Tous ces Mao de génocides
Ne fonctionnant qu’à la terreur
Par qui arrivent ces horreurs
Quand le peuple n’est plus lucide,
*
Lorsque c’est en troupeau de gnous
Qu’il acclame tous ces tyrans
En les trouvant toujours trop grands
Que parce qu’il est à genoux,
*
Quand le nombre a peur de son ombre !
Mai 2022