Nous sommes tels ceux d’hier, là-bas en Germanie,
Qui dans les années trente ont renoncé à voir
Tous les préparatifs de cette ignominie,
Ne voulant surtout pas, regarder et savoir.
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Nous savons pourtant bien ce qu’ici se prépare,
Nous entendons déjà bien tous ces bruits de bottes,
Nous savons que nos fils n’y auront pas leur part
Et qu’ils devront marcher au pas de la garrotte.
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Nous avons même mis notre cerveau en berne,
Pour ne pas voir le loup derrière cette arnaque
Heureux tels des moutons, dans un champ de luzerne,
Avant qu’à l’abattoir, ils finissent en barbaque.
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Et quand demain matin, en comité restreint,
Etiquetés, pucés, nous comprendrons enfin
Que nous aurions bien pu, actionner tous les freins,
Nous pourrons endosser l’idée de cette fin.
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Nous aurons laissé faire au pays cet outrage,
Tant comme des gamins, nous mourrions tous de trouille
Et que dans nos falzards, pour gagner quel qu’ans d’âge,
Nous avons échangé un Pass contre nos couilles ;
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Vendant la Liberté à leur sécurité !
Septembre 2021