On vivra à la libanaise
Avant la fin des années trente,
Car notre vie à la française,
Est aujourd’hui déliquescente.
*
Notre commerce est moribond,
Nos industries toutes parties,
Tout notre emploi ne sent pas bon
Et nos élus sont pervertis.
*
Nos services publics tués,
Notre énergie privatisée,
De nos acquis sociaux floués,
On sera tous précarisés.
*
Notre Patrie est fracturée,
Nos citoyens sont divisés,
La monarchie est restaurée,
De partout on est la risée
*
Là se sont les communautés
Qui auront toutes leurs milices
Et par ici les sociétés
Qui auront leurs propres polices
Ce n’est plus qu’une question d’heures
Lancées par le compte à rebours,
On est aux portes du malheur,
On entend ici ses tambours.
*
On est déjà tous dans le train,
Avec un aller sans retour
Et ce ne sont pas ces quatrains
Qui modifieront son parcours,
*
Regardons comment à Beyrouth,
On sait vivre dans la déroute !
Août 2021