Quelle chance j’ai eu, de connaitre ce temps
Où là ne rugissaient que des tigres en papier
Où nous ne connaissions qu’un éternel printemps
Et non pas cette époque en forme de guêpier !
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Ce temps qu’on dît d’avant, où toute la sagesse,
Nous sortant de l’horreur, a entre parenthèse,
Mis pour des décennies des années de tendresse,
Nous permettant de voir de ce monde l’anthèse.
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Mais voila le vélin, passant au numérique,
Est le temps d’un été, devenu du carton,
Peignant nos beaux décors au sort anachronique,
Pour mettre notre vie en peinture à deux tons.
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A ne plus rédiger sur quelques beaux couchés
Et à avoir perdu les lignes du Vergé,
On a fini par plus, savoir où bien chercher,
Pour trouver les réflexes aidant à partager.
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Même ceux des monnaies, en bitcoins cliqués,
Sur l’hôtel du progrès dématérialisés,
Nous ont là, nous les vieux, laissé tous bien à quai,
Emportant nos gamins, au leurre, hypnotisés.
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Quant à ceux de là-bas, qui eux n’en avaient pas,
Rêvant a du glacé, dans les livres d’ici,
C’est sur de l’intissé, qu’espérant un repas,
N’ayant que du mâché, leur sol s’est mis au si.
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Et si demain matin, c’est celui dit thermique,
Qui en une étincelle enflammera ce cirque,
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Tous ces nouveaux papiers finiront aux pompiers !
Mai 2021
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle Sharon.