La beauté n’a jamais eu d’âge,
J’en veux de ces sexagénaires,
Pour qui le temps, loin d’un outrage
Sait les rendre extraordinaires.
*
Et si des gamins pas finis
Au niveau de leur puberté,
Le désapprouvent,ou bien le nient,
Ce n’est que par puérilité !
*
C’est qu’ils n’ont toujours pas compris,
Ce qui fait qu’une femme est belle,
N’ayant jamais été surpris
Par l’inflorescence d’ombelles,
*
Ils n’ont vu dans les magazines,
Que des clichés d’inachevées,
De ces petits êtres androgynes,
Qui les ados les font rêver.
*
Ils n’ont pas la maturité,
Pour voir le ciel sous une ride
Ou cette sensualité
Qui n’est pas celle des sylphides.
*
Ils ne savent pas voir ces hanches
Où se sent la courbe parfaite
Et pour eux rien qu’une peau blanche,
N’évoque pas l’art de la fête !
*
Les seins non réhabilités
Aux bistouris et aux prothèses,
Ne peuvent plus les exciter,
Tant leurs idées sont sous orthèses
*
Et un petit pli sur un ventre,
Un peu de toison sous la main
A toute l’horreur de cet antre
Où se cacherait l’inhumain.
*
Quand tout cela n’est que le charme
Qui fait que comme le bon vin,
C’est ce bouquet qui nous désarme,
Quand on déguste à trois fois vingt
*
Et qu’on voit la féminité,
Avec plus de sérénité !
Janvier 2021
Photo : Patrick Wecksteen modèle : Marlen