N’existait encore hier, pour le capitalisme,
Rien qu’une bonne guerre avec ses destructions.
Sachant que ce serait ce jour un cataclysme,
Il a fallu qu’ils trouvent une substitution.
*
Un ersatz de conflit, sans une radiation,
Un pugilat sans front, où on ne casse rien
Mais un vrai champ d’horreur de manipulation,
Où on spolie le peuple en le couvrant de liens !
*
Pour éviter la lutte, ils ont imaginé,
Nous prenant pour des cons, un jeu de mascarade,
Où en nous ramenant comme des nouveaux nés,
Ils pourraient tous nous mettre au fond de la saudade.
*
Une grippe un peu hard, des médias dans le coup,
Des docteurs achetés, de fausses statistiques,
Pleins de cris au Vingt heure où on appelle au loup
Et Big Pharma heureux au plan économique.
*
Séance de close up, où à la vue de tous,
On te fait disparaitre tout le monde d’avant
Evitant à certains de sentir les secousses,
Disant que c’est la faute à ce satané vent !
*
Et quand demain matin, nos enfants enchainés,
Regarderont ce monde à travers des barreaux,
De leurs vieux, ils diront qu’ils se sont fait berner,
Comme si de l’année, ils étaient des perdreaux !
*
N’y avait-il pas là, à prendre un autre la,
D’un autre paradigme, à inventer la rime ?
A voir notre futur beaucoup plus au-delà
Que de privilégier ce retour à la dime…
*
En nous réinventant ces temps si rebutants !
Décembre 2020