Mon automne n’a pas, tant c’est souvent ainsi,
Des envies de printemps, de retour en arrière,
D’avoir là à mon bras, ce qui me plaisait hier,
Indiquant bien à tous que j’ai bien réussi !
*
Je vois tant de vieux beaux, à coups d’eau de jouvence,
Tenter de s’hydrater à la claire fontaine,
Sans voir le ridicule, où cette quarantaine
D’années de grand écart, marque la différence.
*
Je n’ai aucun besoin d’être le pygmalion
De quelques jouvencelles ayant l’air de ma fille,
Me berçant d’illusions en me croyant un lion !
*
J’aime les pattes d’oie, voir quelques cheveux blancs,
Sentir, la vie d’avant aux parfums de vanille
Et ces seins trop aimés, qui ne font plus semblant !
*
J’apprécie le savoir de la maturité,
Les caresses précises, où n’est jamais de doute,
Où la bouche et les mains ne sont que volupté,
*
J’aime l’application de ces trois fois vingt ans,
Qui pensant que peut-être, à la fin de la route,
Savent donner au temps, ce qu’il faut comme temps,
*
En nous faisant si bien, ce bel été indien !
Septembre 2020
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle : Anne