Mais pourquoi donc vivre si vieux ?
A n’attendre qu’après la fin,
Quand on n’a plus pour ses adieux,
Personne et ni de rien la faim.
*
A quoi ça rime ainsi de vivre ?
Alors que tu restes tout seul
Et que de plus rien tu n’enivres,
N’espérant plus que ton linceul.
*
Mais pourquoi vouloir s’accrocher,
Quand même tous tes souvenirs,
Sont à ce point, effilochés ;
*
Quand tu ne sais plus où tu es
Et que pour toi ton avenir,
N’est même plus fait de regrets.
*
Quand tu ressembles à ces légumes,
Qu’on ne récoltera jamais,
Poussés à l’engrais d’amertume,
*
Je me dis que demain, pour moi,
Sans qu’il y ait le moindre mais !
Je verrais d’un bon œil la loi,
*
Qui te permet de t’en aller,
Encore en choisissant l’allée !
Août 2020