A ces couples d’amants, à qui manquent du temps,
Chapardant de l’amour, un peu à la sauvette,
En se faisant du bien, sans aucune barrière
Dans une liturgie de vrai jeu de cachette !
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A ces pauses repas, sur des banquettes arrière,
A ces câlins champêtres, au détour de bosquets,
A ces baisers volés au bord de la rivière,
A ces chambres, d’Hotels souvent bien peu coquets,
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A tous ces alibis de concours de mensonges,
A tous ces séminaires étant imaginaires,
A tous ces nœuds défaits, dans les bouts de la longe,
A tous ces risques pris, pour des joies liminaires.
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N’est jamais aucun vers à tous ces soupirants,
Cherchant dans l’anicroche un moment de bonheur.
Tant sont trop ces poètes assez intolérants,
Pour agacer les muses avec ce déshonneur !
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Pourtant dans l’adultère est plein de poésie,
Même si là aussi, n’est pas question de fleurs,
De Flaubert à Stendhal, quelque morceaux choisis,
Pourraient bien du Parnasse, en montrer la valeur ;
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Alors, moi, rimailleur, de ces duos maudits,
Je veux en un poème acclamer leurs faits d’armes,
Pour marquer mon respect à ces jeux interdits,
Qui de toutes leurs stances, ont fait couler des larmes.
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Car ce qu’on peut voir laid, peut faire un très beau lai !
Juillet 2020
Photo : Patrick Wecksteen modèles : Tess et Frédéric