Mettre à nu une femme ou écrire un poème
Est en tous points pareil, c’est le même tempo,
Même si c’est « l’en vers », c’est là le même thème,
A part que tous les mots, ne sont là que sa peau !
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Ça peut être un sonnet, un rondeau ou une ode,
Mais bien sur pas un lai ou bien pire un haïku,
Qui sont vraiment trop courts, tant il faut d’épisodes,
Pour que la poésie, ne soit pas que du cul !
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Dégrafer un bouton, descendre une tirette
Faire glisser sa robe, en bas jusqu’à ses pieds,
Pour trouver la mesure en air de turlurette,
Tel s’écrit un refrain sur un coin de papier.
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Sortir de son écrin, en recherchant la rime,
Ses deux alexandrins, en ombre d’hémistiche,
Entrevoyant déjà là au bout de l’intime
En harmonie de vue, une assonance riche.
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Jeter sur le vélin, en symphonie de soie,
Rien qu’un tout petit rien, ici en bouts-rimés,
Vous décrivant le ciel, quand ,de son quant-à-soi,
En un enjambement, il vous parle d’aimer.
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La prosodie, en fait n’est rien qu’un effeuillage,
Où toute la splendeur est là, dans sa mesure
En crescendo de vœux, préparant au voyage,
Qui ne supporte pas la moindre des censures
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Tant n’est pas de beauté sans la vraie liberté !
Juin 2020
Photo : Patrick Wecksteen modèle : Natacha-Guapa