Quand demain mon temps sera ici échu,
Que vers ce grand néant, je devrai retourner,
En ayant le statut de poète déchu,
Que deviendront mes vers ainsi abandonnés ?
*
S’estompant doucement au blog de l’internet,
Jetés à la poubelle, pour ceux tout en papier,
Ou pire aussi, peut-être, au fond de la tinette,
De leurs alexandrins, ils auront perdu pieds !
*
Comment auront glissé tous ces gentils sonnets,
Ecrits pendant des heures en recherche de rimes,
Dévalant tout en bas du haut de leurs sommets.
*
A la gomme du temps s’effaceront mes mots,
N’ayant de mon crayon été qu’un chant de mines,
Pour dire de l’époque où en étaient ses maux,
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Juste des éphémères où s’amusait l’amer !
Juin 2020
Photo : Patrick Wecksteen , modèle : Victoria