Je voudrais que parfois, viennent en inspiration,
Pour rédiger mes vers, des choses bien plus gaies,
Que tout ce qui me vient en sales aberrations,
Qui traversent mon cœur en guise de sagaies.
*
J’ai beau me violenter, me laver le cerveau,
Tenter de voir le verre bien plus qu’à moitié plein,
Essayer de rejoindre tout le troupeau des veaux,
Je ne vois que partout, les marques du déclin.
*
J’aimerais tant pourtant donner à mes poèmes,
Cette légèreté, qui nous parle des fleurs,
Disant que tout est beau et combien tous on s’aime,
*
Mais c’est plus fort que moi, mon crayon lui ne voit
Que de vilains moments et de futurs malheurs,
M’écrivant qu’on est là, sur la mauvaise voie ;
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Et qu’à moins d’être aveugle, il faut bien qu’on le beugle !
Mai 2020
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle :Ombeline