A ceux qui voient le noir au ton du désespoir,
Allant jusqu’à nier qu’il soit une couleur,
Je crois qu’à bien trop vivre ainsi sous l’éteignoir
Ils n’ont pas intégré l’artifice du leurre.
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C’est qu’ils n’ont pas saisi l’intérêt de ce ton,
Ne voulant pas admettre au crescendo des teintes
Ce bout du bout du monde, autre que l’horizon,
Nous donnant un état, quand la lampe est éteinte.
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Alors ne dites plus qu’il n’est pas d’avantage,
A voir dans cette fin le plus beau des pigments,
En comprenant comment l’a dépassé Soulage !
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Et en sentant pourquoi, ajouté à la peau,
En ces tous petits riens souvent si tendrement,
Il est le coloris de nos plus beaux happeaux,
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Celui qui du néant en reste le géant !
Avril 2020
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle: Lucille