Je ne sais pas bien si, l’origine du monde
Est bien à cet endroit où la voyait Courbet,
Mais ce qui est certain, c’est que par-là se fonde
Au plus profond de nous, ce bon vieil alphabet.
*
C’est que tant que tu n’as, sur ce si beau chemin,
Pas déposé ta bouche, pas humé son odeur,
Pas senti sa fraicheur, là au bout de ta main,
Tes jours ne sont dotés que d’heures à trois quarts d’heure.
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Ce n’est peut-être pas, l’origine du monde,
Mais c’est bien là ce qui, en t’ouvrant ce mystère
Fait que du bout des doigts, tu entres dans la ronde.
*
Rappelle-toi ce temps, où la première fois,
Pour un petit nuage, en quittant cette terre,
Tu as bien de l’amour enregistré sa loi,
*
Que tout ton avenir est là dans leur plaisir !
Avril 2020
Photo : Patrick Wecksteen , modèle Cary