Ça ne s’apprend pas de sourire,
On le reçoit en héritage
Comme un incroyable avantage
Ce qui ne va jamais sans dire !
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C’est vrai que de tous ces sourires,
Ils en existeraient des tas,
De celui qu’on croit un appât
A celui déjà presqu’un rire.
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Est celui un peu timoré,
Qu’on ne sait pas si c’en est un
Tant il peut être si commun
Qu'on confondrait un do d'un ré!
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Que penser de cette merveille
Qui vous fait voir le paradis
Quand on sait bien tous, qu’il est dit
Qu’il en n’est nul autre pareil.
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Et celui se voulant malin,
Qu’on se demande si il est vrai,
S’il n’est pas du bon grain, l’ivraie
Que cachent bien les malandrins.
*
Quant à ces sourires de dents,
T’interrogeant s’ils font semblant,
Tant tu ne vois plus que du blanc,
Dans ce décor trop évident !
*
Comme tous ceux qu’on dit moqueurs,
Alors que tu n’as pas compris
Si de dégout ou de mépris,
Ils expriment de la rancœur.
*
Sont aussi ces sourires de femmes
Où si tu regardes leurs yeux,
Tu crois déjà que c’est aux cieux
Que s’est bien promenée ton âme.
*
Car un sourire, c’est un voyant
Que Dieu a mis sur son visage,
Pour qu’on reconnaisse le sage
Quand ici-bas, partout on ment !
*
Mais ce n’est rien, quand, à côté,
De celui de celle qu’on aime,
Il te séduit comme un poème
Qui te conterait la beauté,
*
De tous ses vers, à livre ouvert !
Avril 2020
Photo : Patrick Wecksteen ; modèle : Emilie