Pour vendre leurs autos, nos amis allemands
Ont bradé notre vin aux jeux européens,
Dans un marché de dupes aux auspices déments,
Où on s’est fait baiser comme des chérubins.
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Bradant notre industrie aux dièses de la PAC,
Racontant des histoires à ces gaulois de brêles
Incapables de voir d’où venait ce fric frac,
Ils ont ainsi montré, qui dirigeait Bruxelles.
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Aujourd’hui, nous à poil, rien qu’avec nos prairies
Quand on a au TAFTA et au TTIP,
Tendu notre cul nu, j’en connais qui en rie
Quand certains dans leurs champs ne peuvent que flipper !
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Alors quant à ce jour se pendent nos agrestes,
En ayant de ce deal, vu d’où vient la monnaie,
On se dit que d’écrits, c’est de chansons de gestes,
Qu’on aurait dû montrer l’hâblerie de Monnet.
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Ainsi sont les français, les lauréats du don,
A pas toujours comprendre où est leur intérêt
Et à être des fables souvent le gros dindon,
En se précipitant dès qu’on leur tend des rets.
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Les anglais, plus malins, eux ont senti l’arien,
Vouloir de leurs moutons les mettre dans l’échange,
Mais ils ont su à temps comprendre ces vauriens,
Connaissant le récit où se croque l’orange !
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Ainsi c’est dès demain Wal Disney de chez Sam,
Qui nous ayant tous mis au statut de l’UBER,
Viendra en Mercedes s’occuper de nos âmes
En nous traitant de gens vraiment trop impubères,
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Ne méritant que ça, d’aller à Canossa !
Mars 2020
Photo : Patrick Wecksteen modèles Andréa et Mercedes