C’est à celui des candidats,
Qui en le gravant dans le marbre,
Aurait mis dans son agenda
Qu’il s’engage à planter des arbres
*
C’est maintenant la surenchère,
Chez tous ceux voulant être élus,
De se jeter dans la jachère,
Dans les jardins et les feuillus.
*
A se demander si nos villes,
Privées demain de magasin,
Ne seront plus rien que des iles,
Où, hors le vert, il n’est plus rien !
*
Se loger y sera si cher,
Qu’on ne pourra, nous, plus y vivre
Et seuls sous les portes cochères,
Les sans-abris pourront survivre.
*
L’agglo ne sera plus qu’un lieu,
Pour faire des pèlerinages,
Tant pour le peuple du milieu,
On y aura mis des barrages.
*
Et quand un jour, tous nos édiles,
Prendront conscience du désastre,
N’ayant rien vu en bons débiles,
Ils se traiteront de jobastres !
*
En ayant si mal gouverné,
Pas plus loin qu’au bout de leur nez !
Mars 2020
Photo:Patrick Wecksteen ; modèle Victoria