On ne connait jamais les êtres,
Même tous ceux qu’on a aimé,
Tant c’est bien souvent leur paraitre,
Qui reste en nous bien arrimé.
*
Même parfois, après vingt ans
De vie commune et de partages,
On est surpris par un printemps,
Où les fleurs seraient d’un autre âge.
*
Mais c’est parfois, tout au contraire,
Qu’on découvre ces temps d’hiver,
Tant est aveugle l’arbitraire.
*
Qu’on n’ait jamais de ceux qu’on aime,
La vie totale de leur envers,
Moi ne me pose aucun problème,
*
C’est leur secret, soyons discrets !
Février 2020