Si parfois le regret d’avoir cet âge-là,
Peut me donner envie de revoir mes trente ans,
Très vite le présent et ses cris d’au-delà
Me font réaliser les horreurs de ce temps.
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Jamais l’humanité, n’aura franchi ce cap,
Prise dans les filets du triste paradoxe,
Que deux pour cent des gens ont des destins de pape,
Quand le reste n’est rien qu’une audience à intox.
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Savoir que sont finis tous ces moments bénis,
Où la douceur de vivre et le fait d’être libre
N’a plus rien de commun avec cette agonie,
Me donne des fureurs n’étant pas de félibre.
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Je pense à nos enfants, remis au moyen-âge,
Asservis, rançonnés, privés de liberté
Enfermés dans les rets d’un tout nouveau servage
D’un futur pathétique aux bien trop chauds étés.
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Je geins de voir ce monde, arriver à ce point,
A croire de nouveau au mythe du veau d’or,
A refaire Babel, ne voyant pas plus loin
Que ce qui a failli, tout casser, hier encore !
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C’est vrai, je désespère à penser que l’argent
Est bien toujours la cause et le bidon d’essence
Qui fera disparaitre, enfumés tous ces gens,
Ayant au fil des ans, perdu tout leur bon sens,
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N’ayant pas vu avant, venir ce guet-apens !
Janvier 2019