Rimbaud, Baudelaire et Verlaine,
Quand vos vers, je suis à les lire,
Ca me déclenche de la haine,
Tant j’aurais voulu les écrire.
Plus je les lis et moins je vois
Comment un jour les égaler
Je reste là, frustré, sans voix,
A ma rancœur, me régaler.
Je suis défait de vos sujets
Que je rêve de faire miens
Et devant vos croquis d’objets
Mes besoins sont presqu’œdipiens.
Je ne parle pas de vos rimes,
Tant leur richesse est perfection,
Ce qui accentue ma déprime,
Quand je fais mon introspection.
Et que penser de la mesure,
Tant la vôtre rythmait le ciel
Et que la mienne à la césure,
Marque simplement l’essentiel.
Alors les muses d’eux, leurs veuves,
Qu’êtes-vous devenues depuis ?
Cherchez-vous quelques plumes neuves ?
Si c’est le cas, sachez, j’en suis !
Car sans votre aide, aucun bon aède ….
Août 2012