Sur les tables, l’excès dégorge de leur trop,
Mettant dans les assiettes des joies de jours de fêtes
Et les conversations de tous ces exégètes,
Sentent bien des comptoirs, les sujets de bistro.
Les sapins déguisés en putain de Noël,
Du haut de leurs aiguilles, accostent les passants,
Les poussant à monter, leurs dépenses de cent,
Aux chants sonnés d’étoiles leur faisant voir le ciel.
Partout là sous le houx ça sent la cochonnaille
Et la dinde aux marrons, en vraie petite garce,
Joue avec les chapons à se faire des farces,
Sans voir qu’elle est bien le dindon de la ripaille.
Aux vitrines fardées de mirages et d’appeaux,
Des yeux trop maquillés lancent des maux d’envie,
En sachant qu’il est leurre et que ça les ravit
D’avoir tous ces désirs ici à fleur de peau.
Et tandis que chez nous, d’agapes en réveillon,
On rit, on chante, on danse, tout là-bas au Mali,
Sous la toile tout seul, sans même un mauvais lit,
D’une guerre de cons, mon frère est le couillon …
Joyeux Noël !