Pourquoi sont-elles si nombreuses,
Toutes ces femmes entre deux âges,
A vouloir finir leur voyage,
En une viduité heureuse ?
*
Faut-il que nous autres les hommes
On n’ait pas su bien les aimer,
Pour qu’elles aient pu estimer
L’agrégation de cet axiome ?
*
Faut-il qu’on soit si agaçant,
Pour qu’elles préfèrent le vide,
S’isolant dans des thébaïdes
En choisissant de vivre sans ?
*
Avons-nous perdu la notice,
Nous briefant au fonctionnement
De tous ces moments si charmants,
Où nous savions être complices ?
*
Devrions nous prendre des cours,
Pour une remise à niveau,
Certain que ce n’est pas nouveau,
De se former tout au long-cours ?
*
Réapprenons à les chérir,
Revoyons toutes nos caresses,
Nos vieux réflexes de tendresse ;
Et nos méthodes de plaisir !
*
Redisons leur bien qu’on les aime,
Qu’elles sont restées les plus belles
Et sachons leur donner des ailes
En leur écrivant des poèmes ;
*
Evitons la télévision
Avachis là sur le divan
En oubliant ce qui avant
Leur donnait un peu d’émotion.
*
Eloignez un peu tous vos potes
Avec leurs plans d’adolescents
Et leurs loisirs noctulescents,
Aux faux prétextes de belote ;
*
Attention à votre travail,
Ne voyez pas rien que par lui !
Ne soyez surtout pas celui
Qui en a fait son gouvernail !
*
Faisons-les de nouveau rêver,
Reparlons en mode projet,
Avec des verbes et des sujets,
Redevenons ces bons élèves,
*
Qui faisaient bien qu’hier dans leurs draps,
Elles aimaient être dans nos bras !
Novembre 2019