Pauvre De Coubertin, pour qui tout l’important
N’était évidemment, que de participer,
Alors qu’un peu partout est aujourd’hui le temps
Où il est nécessaire, avant tout de gagner !
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On a fait de ce monde un décor olympique,
Où même, avant de naître, il te faut concourir,
Où il te faut survivre à tous ces jeux du cirque
Et où toute ta vie, il te faudra courir !
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Pas sorti de ton trou, ce sont déjà deux coachs
Qui t’inscrivent à la course aux places de la crèche,
Avant de te vouloir, telle mouche du coche,
Celui qui fait tourner les roues de la calèche.
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Et c’est dès ces années, qu’au jus de l’ambition,
A grands coups d’objectifs, on t’aligne au départ,
Te transformant en as de la compétition,
Pour qu’aux tous premiers rangs, tu aies bien là ta part.
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De haies, en triple saut, de disque en pentathlon,
De lutte, en aviron, de poids et de slaloms,
Tu seras au travail, champion de marathon,
Contraint pour bien gagner, d’être sur le podium.
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Ainsi à la retraite, harassé et fourbu,
Quand tu voudras savoir où il est le bonheur
Regardant tes breloques, au clou et au rebus,
Tu seras tout penaud dans ton short de vainqueur,
*
C’est que pendant le jeu, à ces sprints incessants
En te faisant rêver de médailles et d’honneurs
Et à la liberté à te voir vivre sans
On met ton libre arbitre aux lois de la candeur,
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Faisant ainsi de toi le premier de cordée,
Un bon petit mouton, bien facile à guider !
Novembre 2019