Mais où sont donc passées, nos nuits de satin blanc,
Ces moments merveilleux, qui ont marqué nos jours,
Ces temps ou toi et moi, ne faisant pas semblant,
Nous forgions les contours de notre bel amour.
*
T’en souviens tu alors de ces nuits sans sommeil,
De ces préliminaires en excès de caresses
Et leurs couronnements alors que le soleil
Aux dianes du réveil, nous privait de tendresse.
*
Et toi, là dans ces draps, entre moi et la soie,
Ta peau de satin blanc me faisait voir le ciel
Me donnant des envies de fuir mon quant à soi.
*
Mais le temps qui efface, a par ce maudit blues,
Changé tout le tempo par du superficiel,
Laissant la mélodie, au temps de l’anacrouse,
*
Ne reste sous le tain, que peu de blanc satin !
Septembre 2019
Photo : Patrick Wecksteen , modèle , Lena