Au risque de paraitre, aux yeux de nos gamins
Comme ces vieux réacs aigris par les années,
Je remercie le ciel, avant-hier,d'être né
Et d’avoir pu connaitre ainsi ce beau chemin.
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Ces temps ou hier encore, on avait des saisons,
Où on cueillait des fleurs dans n’importe quel pré,
Où on n’attendait pas les deux métros d’après,
Pour de cette cohue, s’en faire une raison.
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Cette époque où le pain sentait toujours le blé,
Où les fraises n’avaient, pas ce goût fade d’eau,
Où le bœuf pas venu de ce Colorado
N’avait pas d’OGM, pour pouvoir nous troubler.
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Ces jours où « Liberté » avait toujours du sens,
Où on pensait encore avec son libre arbitre,
Osant toujours parler, pas derrière une vitre
Disant nos vérités sans risquer de sentence.
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Ces merveilleux moments, où la fraternité,
Avec l’égalité semblaient une évidence
Et où la Société bâtie en providence,
Apportait, même aux pauvres un vrai droit d’exister.
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Et nous importait peu, à ceux qui le pouvaient
D’acquitter chaque année, la taille et la gabelle,
Notre France, nous l’aimions, comme ça, juste et belle
Tant Le partage était, celui qu’on concevait.
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Mais ceux de la finance et du jamais assez,
Au motif fallacieux de mondialisation
Ont de cet équilibre, obtenu l’explosion,
Pour pouvoir toujours mieux, régner et amasser.
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Et si je vois ainsi arriver nos demains
Avec des yeux craintifs et des tas de regrets
C’est que sur nos enfants, je vois l’ombre des rets
S’étendre sur leurs têtes, aux feux déjà carmin.
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Alors que hier encore, un signal à l’orange
Aurait dû nous permettre un sursaut où tout change !
Septembre 2019