Certains vendraient même leur âme,
Je parle de mes congénères,
Pour aimer une jeune femme,
Tant c’est pour eux, « La partenaire ! »
*
Ainsi voit-on des trentenaires
Aux bras de vieux presqu’en hiver
S’occuper de leurs coronaires,
En mettant leur tête à l’envers.
*
Moi je préfère les « matures »
Celles ayant su se conserver
Et qui n’ont pas, contre nature,
Voulu de l’âge se sauver.
*
Celles qui au coin de leurs yeux,
Ont aujourd’hui, un peu de rides,
Celles qui vous font croire aux cieux
Tant est chez elle, pas de vide !
*
Celles qui ont tant tout compris,
Qu’elles savent de presque rien,
De l’amour en payer le prix
Sans avoir à savoir combien !
*
Celles avec un peu d’expérience,
Qui sans besoin d’une notice,
Savent avec beaucoup d’efficience
Ne pas être qu’un artifice.
*
Celles qui savent sans un mot
Vous pardonner de vos absences
De vos carences et de vos maux
Sans y voir la panne des sens.
*
Celles sachant d’une caresse,
Vous apaiser, vous rassurer
Sans que jamais une promesse
Soit nécessaire à un baiser.
*
Celles sachant même en automne,
Vous faire encore décoller,
Vous montrant que tout ça fonctionne,
Si d’amour on veut bien parler !
*
Celle qui jamais en enfant,
Interprètera votre vue,
Quand au caveau des éléphants
Sera ce triste temps venu,
*
Ne pensant qu’à nos bons moments,
Vous laissant partir tendrement …
Septembre 2019